Le sursaut constaté sur le marché de l’immobilier d’entreprise au cours des six derniers mois ne doit pas dissimuler les effets de la crise toujours présente.
Au premier trimestre 2010, le volume des ventes et locations de bureaux en Ile-de-France (soit les trois quarts du marché français) a progressé de 9,3% par rapport au début de l’année dernière. La demande est ainsi passée de 441 800m2 à 472 000m2 en un an. Mieux encore, le cabinet de consultants Cushman&Wakefield France a récemment prédit une hausse des investissements mondiaux de 30%. Avec 115 milliards d’euros échangés, l’Europe occidentale s’en sortirait même plutôt bien selon les pronostics de ces professionnels de l’immobilier (+44% par rapport à début 2009).
Reste qu’en France, les chiffres avancés s’avèrent moins bons au premier trimestre 2010 qu’au cours des trois derniers mois de 2009. Cette baisse s’établirait à 22,5%, selon une étude dévoilée par IPD/Immostat. En prenant en compte les données de 2007, époque bénite durant laquelle on ne parlait pas encore de crise économique, le volume des investissements dans l’immobilier d’entreprise aurait même chuté de 35,9%. « Encore loin d'analyser ces résultats comme une reprise, le marché s'assainit et sort de sa torpeur, déclarait récemment dans un communiqué Marc-Henri Bladier, en charge des bureaux pour CB Richard Ellis. Avant de conclure : « Il faudra encore attendre quelques mois, et une reprise économique plus nette, pour voir les loyers se stabiliser. »
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